Accueil ::> La vie au collège ::> Le CDI ::> 20 000 lieux sous les livres ::> Un dictateur, trois sœurs et une histoire de malheur

Un dictateur, trois sœurs et une histoire de malheur

jeudi 5 mars 2015, par Mme Baron.

Mina, 16 ans, retourne sur l’île natale de son père,Saint Domingue, dans les Caraïbes, afin d’en apprendre plus sur sa grand-mère, Minerva, dont son père n’a jamais voulu lui parler. Là-bas, elle rencontre Adela, sa grand-tante, qui lui conte l’histoire des trois sœurs.

Lorsqu’elles étaient enfants, Patria, Maria-Teresa, Adela et Minerva Mirabal étaient quatre sœurs pleines de vie. Minerva, l’aînée, était aussi la plus belle, toujours souriante et heureuse, elle avait un cœur en or.
A son grand malheur, elle fut remarquée pour sa beauté par Trujillo, un infâme dictateur qui régnait sur l’île à cette époque. Auteur de nombreux et d’affreux massacres, il était honni de tous, mais tous lui devaient obéissance. C’est pourquoi la famille Mirabal dut accepter son invitation lorsqu’il les convia à venir à une soirée de bal en compagnie de Minerva, qui était sa lubie du moment. Malgré tout, elle lui résista, et refusa de céder à ses avances, ce qui fit d’elle, déjà, un symbole de résistance, une idole.

Trujillo, lui, ne voyait pas de cet œil le refus de Minerva, il fit donc enfermer le père des trois jeunes filles, qui finit par mourir des mauvais traitements qu’on lui avait infligés. Minerva, puis Patria et Maria-Teresa entrèrent alors en résistance contre le dictateur. Elles risquaient leur vie en espérant obtenir une patrie libre et heureuse pour leurs enfants, alors même que Trujillo devenait de plus en plus cruel. Alors qu’elles fuyaient dans les montagnes, les hommes du scélérat les arrêtèrent, et les battirent à mort, c’était le 25 Novembre 1960...

Les trois sœurs étaient mortes, mais pas vaincues, car leur mort précipita le peuple dans une grande colère qui le mena à la révolution. Après de longues années, il obtint finalement sa liberté, et Trujillo, ainsi que son fils, Ramfis, furent assassinés. La seule des quatre sœurs encore vivante, Adela, continua alors de penser à ses sœurs, toujours, et éleva leurs enfants, tout en continuant de raconter cette histoire tragique à tous ceux qui le voulaient.

J’ai trouvé cette histoire très émouvante. Grâce à ce qu’ont accompli ces femmes, celles du monde entier sont désormais protégées de toutes les violences. Un roman bouleversant qui amène à réfléchir, et à rendre hommage à ces trois cœurs pleins de courage.

Les trois sœurs et le dictateur , de Elise Fontenaille, aux éditions Rouergue.

Manon Brantonne