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Françoise Mandelbaum-Reiner est venue raconter son histoire d’enfant juive cachée au Collège Émile Zola

vendredi 14 février 2014, par Mme Baron.

Françoise Mandelbaum-Reiner a été accueillie par des élèves de 3° et d’Ulis au Collège Émile Zola pour raconter son histoire durant la Seconde Guerre Mondiale où ce programme est étudié par les élèves de troisième. Elle était accompagnée de documents, d’archives et de photos de famille.

Ce n’est pas la première année que notre FMR vient dans notre collège, la première fois où elle est intervenue c’était en 2004 il y a maintenant dix ans. Elle est considérée comme « la grand-mère du collège ».
Françoise porte deux noms : Mandelbaum car c’est le nom de son père et Reiner qui est son nom d’épouse, c’est pour honorer la mémoire de son beau-père qu’elle n’a jamais connu.

La vie en Pologne

En Pologne, ses parents étaient des ouvriers juifs très pauvres. Son père était bottier et sa mère était couturière.
Quand ses parents travaillaient, le salaire était petit et les patrons ne donnaient pas d’argent en plus, ils pouvaient attendre 90 jours.
En Pologne, il y a une montée d’antisémitisme, avec parfois des pogroms.

L’arrivée en France

Son père est arrivé en France en 1931 car notre pays avait besoin d’hommes pour travailler et se battre, quant à sa mère, elle, est arrivée en 1933, Ses parents sont d’origine polonaise. Madame Mandelbaum-Reiner est née à Paris en 1935 mais elle parle notre langue.
Il y a eu 76000 déportés en France. 2551 sont des survivants dont son père et son oncle.

Tous les...

Tous les Allemands ne sont pas tous nazis. Au début, les camps de concentration et les camps d’extermination étaient destinés à des Allemands opposés à Hitler.

Avant la guerre

Françoise est habituée a être séparée de ses parents car elle va chez beaucoup de nourrices.
Ils habitent dans le 20e arrondissement.
Les Allemands arrivent à Paris en 1940. Les juifs n’ont plus le droit de ne rien avoir ou faire.

La déportation

Puis le 14 mai 1941, les hommes juifs, dont le père et l’oncle de Françoise, reçoivent une convocation.
Si les juifs refusent d’aller à la préfecture, ils sont menacés de sanction. Le père de Françoise est déporté, d’abord à Beaune la Rolande, puis à Auschwitz. Son numéro tatoué à son arrivée est 43319.
Ses deux cousins germains et sa tante sont gazés et emmenés dans des fours crématoires.

Pendant ce temps-là à Paris

Il y a des affiches pour dénoncer les juifs. Ils sont obligés de porter l’étoile jaune.
Françoise Siefridt fait partie de ceux qui ont dit Non. Elle a décidé de porter une étoile jaune avec inscrit dessus Papou. D’autres en portaient avec des inscriptions AUVERGNAT, SWING ou ZAZOU.
A cause de sa provocation, Françoise Siefrid est emmenée à Drancy pendant quelques semaines. Drancy est un camp de transit.

La partie de cache-cache

La mère de Françoise a une vie très difficile car elle a très peu d’argent donc Françoise est placée dans des familles d’accueils.
Sa première famille d’accueil c’est M. et Mme Perrin
M. Perrin est un résistant, et avec sa femme, ils ont une fille et un garçon et ils habitent dans une banlieue parisien.
Mme Perrin bat les enfants, Françoise aussi. Personne ne s’en rendait compte ni même son mari.
Le 12 juillet 1942, M. Perrin rentre chez lui avec la mère de Françoise qui passe quelques jours avec eux, échappant ainsi à la rafle du Vel d’Hiv’.
Le 18 juillet le concierge prend la relève, mais Françoise ne veut pas quitter sa mère et sa mère en a fait une chanson.

Les habits du dimanche

Début 1943, sa mère lui prépare les habits du dimanche pour Françoise.
Elle lui fait croire qu’elle l’emmène faire un visite médicale qui se trouve 36 rue Hamelot.
Enfin de compte, c’était une grande salle avec d’autres enfants, des autres femmes et Françoise a pioché un numéro et c’est une jeune femme qui s’est présentée, Mme Pouget.
Quand Françoise voit cette jeune femme elle croit que c’est une princesse alors que ce n’est que la concierge de la mairie.
M. et Mme Pouget adopte Françoise le temps de la guerre et Françoise adopte leur nom de famille, qui sera son nom de guerre.
Un jour, Françoise est sauvée par Totom, le chien de M. et Mme Pouget qui est venu la chercher à son école et l’a emmenée, juste avant une descente.

La guerre est finie

Le père de Françoise est revenu le 19 mai 1945 mais il est rentré avec une maladie de la peau à cause des camps.

La transmission

Après quelques interviews aux près des élèves de 3e, nous avons remarqué, que beaucoup d’élèves ont trouvé que son histoire étais touchante, intéressante car c’est un vrai témoignages.
Françoise parle avec sensibilité, surtout avec l’histoire du chien qui la sauve. C’est encore mieux que ce soit elle qui nous l’a raconte car ça nous touche beaucoup.

M.Fichant et C.Gibert